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18 mai 2017

Quand une série devient coup de cœur - Tunnels II


Couverture du roman tunnels t2




Auteurs : Roderick Gordon & Brian Williams
Editions : Michel LAFON

L'aventure Tunnels est loin d'être terminée pour le jeune archéologue Will Burrows. Alors qu'il est toujours à la recherche de son père, Will s'enfonce de plus en plus dans les profondeurs souterraines. Et comme si les choses n'étaient pas assez compliquées, il fait la découverte d'un complot des Styx qui pourrait avoir de terribles conséquences pour le monde d'en haut. Sa sœur n'en a décidément pas encore fini avec lui…”







Je vous avais déjà dit que j’avais beaucoup aimé le tome 1. Du coup, ni une ni deux (jamais compris cette expression), j’ai sauvagement sauté sur le deuxième tome pour voir ce qu’il avait dans le bide. Et bah j’ai kiffé ma mère les gars. Et vous aussi vous allez kiffer votre mère.


J’avais déjà parlé du taux de maturité dans le premier volet qui est assez haut. Et bah là, accrochez vos estomacs, c’est encore pire. Y’a des trucs vachement glauques clairement, à certains moment je poussais des “AH” à la Denis Brogniart (mais si, vous avez la référence…). Moi j’aime bien quand c’est glauque alors je me plaignais pas. C’est pas non plus du lvl des tortures moyenne âgeuses non plus hein, qu’on se le dise, mais pour une lecture qui se trouve dans le rayon jeunesse, bah c’est plutôt pas mal. Après tout faut les forger nos enfants. Pis de toute façon, *prends sa voix de mamie* les jeunes d'aujourd’hui on peut pas les choquer avec L’INTERNET.


De plus, on suit un personnage de plus que dans le premier tome, on suit donc 3 personnages au fil des chapitres. L’arrivée du nouveau personnage m’a beaucoup plus, il était déjà introduit vite fait dans le premier livre. En plus, on ne se perd pas du tout entre les différentes scènes, c’est très clair.
Les personnages sont toujours les mêmes, leurs caractères n’ont pas changé, on s’y attache toujours autant. Il y a quelques personnages nouveaux plutôt badass, perso je trouve qu’ils s’adaptent très bien à l’histoire. J’ai toujours peur du rajout de personnages, qu’ils soient trop transparents, inutiles et qu’au finale ils ne servent à rien, ils étaient juste là pour décorer. Néanmoins, ici ce n’est pas le cas et c’est carrément cool.


L’univers est encore plus développé, on y apprend plein de trucs, des trucs inventés, des trucs qui s’inspirent de la vie réelle… Franchement, j’aime beaucoup l’ambiance qui se dégage de cet univers, c’est à la fois sombre, déroutant et original. Cet univers est affiné par une description plus précise, plus poussée, du moins j’ai l’impression. Et moi, j’aimeuh bien les descriptions, j’aime quand on m’explique et qu’on m’apprend des choses, owi owi donnez moi des informations.


Ce que je préfère dans un livre, c’est le sentiment que tu peux éprouver quand il te happe, qu’il t’absorbe entièrement parce qu’il est plutôt bien écrit, que l’histoire est super ou qu’il est rempli de rebondissements. Ce livre (et je pense que je peux dès à présent parler de la série entière) regroupe tout ça. Les auteurs font vivre des choses à leurs personnages, qui eux ont des réactions tellement naturelles, tellement réelles que t’a l’impression qu’ils vont sortir du livre et te faire vivre l’aventure aussi. Il se peut que je sur-estime cette série c’est vrai, mais je la trouve vraiment bien. Et toc.


Sans mentir, je crois qu’à presque chaque fin de chapitres y’a une couille qui arrive, un rebondissement, du coup ça force le lecteur à continuer et à essayer de trouver un moment à peu près calme pour s’arrêter, mais y’en a quasiment PAS. Ce livre m’a volé mon âme et accessoirement mon temps (mais ça c’est pas grave J’EN AI JAMAIS EU AHAHAHAAHHAH...AH...ah...bouhouhou…).


Je suis content

20 avr. 2017

Êtes-vous claustrophobe? - Tunnels T1


Première de couverture du roman tunnels t1




Auteurs : Roderick Gordon & Brian Williams
Editions : Michel LAFON


“Will Burrows, un jeune garçon de quatorze ans, vit à Londres avec sa famille. Mais lui et les siens ont peu de choses en commun. Il partage cependant une passion avec son père : ensemble, ils adorent creuser des tunnels. Lorsque Mr Burrows disparaît brutalement au fond d'une galerie inconnue, Will décide de mener l'enquête avec l'aide de son ami Chester.
C'est ainsi que nos deux héros se retrouvent bientôt dans les lointaines profondeurs de la terre. Là les attend un terrible et sombre secret qui pourrait bien leur coûter la vie.
Creusez le mystère !”




Ce livre est une bonne surprise, tellement bonne que je me suis empressée de chercher le reste des tomes en occasion (#radine). Ca fait des années que ce livre est dans ma PAL, je crois que je l’ai eu dès sa sortie genre 2008, j’avais donc… 11 ans ! Les pages sont jaunes, il est moche et tout kaputt mais mon dieu, maintenant je me demande pourquoi je ne l’ai pas commencé avant.


On suit donc un jeune homme du nom de William Burrows qui habite chez ses parents avec sa soeur, parents un peu dérangés vu que sa mère est scotché à sa télé et que son père a une passion très étrange, qu’il partage d’ailleurs avec son fils : creuser des tunnels. Ca doit être pour ça qu’en 2008 j’avais pas vraiment envie de commencer, je vous avoue que quand on me dit “wallah tu vas lire un livre où y’a des gens ils aiment creuser des tunnels”, bah ça me donne pas forcément envie de me lancer tu vois (Pardon à tous ceux qui aiment creuser des tunnels, je respecte votre kiffe quand même). Mais bon, j’avais envie d’un roman jeunesse qui va vite à lire alors j’ai pris mes couilles et je me suis lancé (comment ça j’en ai pas? Depuis que j’ai repris LOL, y’en a qui commencent à pousser).


Et là, BAM. La Audrey (représente la Lorraine), elle a vu la vie. Franchement, je m’attendais à un truc un peu bateau, du genre “wallah on creuse des tunnels, wallah papa est tombé, wallah je vais le chercher, wallah je l’ai récupérer on peut partir parce que y’a des méchants ils sont là”, mais c’est encore mieux que ça les gars ! Y’a toute une histoire derrière l’histoire (histoireception) et je trouve qu’elle est carrément méga sombre pour du jeunesse, pas que nos enfants doivent être dorlotés dans un monde tout rose non, mais… Quand même, je trouvais ça plutôt mature d’aborder certains sujets importants, j'aurai jamais cru d'ailleurs. On a quand même un drame familial dedans (qui sera précisé dans le tome 2 de façon HARRRRDCORE) et un drame sociétaire (cépakomçakondi?). Et c’est ça que j’ai aimé, l’univers que les auteurs installent dans ce livre rend la lecture vraiment agréable et ça change de tous les univers parallèles où règnent la magie avec des fées et des machins. Wallah j’ai kiffé ma mère.


On trouve aussi pas mal de rebondissements qui nous foutent un peu en mode “wtf kécécé”, mais y’en a un les gars, y’en a un j’ai pas compris (et en plus je sais même pas si on peut appeler ça un rebondissement). Alors autant le livre m’a vraiment plu, autant là, c’était le moment le plus wtf de ma vie de lectrice et du coup j’ai trouvé que c’était un point négatif.
Imaginez, votre mère souhaite vous parler, à vous et votre soeur, d’une chose importante, sachant que votre père est porté disparu. Que veut-elle vous dire à votre avis?

Il faut qu’on emmerde à fond la police pour qu’ils intensifient la recherche et qu’on se serre les coudes?
Il faut qu’on parte nous même à sa recherche?

QUE NENNI

“wallah, je vais en cure, on va tout vendre, y compris la maison et c’est ta soeur qui s’en occupe parce que moi j’en ai ma claque je me casse salut”


NON CE N’EST PAS COMME CA QUE LA VIE CA MARCHE NON NON



Je suis très content
Plus sérieusement (parce qu’ici vous l’aurez compris, c’est un blog très sérieux on est pas là pour enfiler des perles), ce roman est vraiment cool. Les personnages sont assez attachants, l’univers est bien pensé, on a même du vocabulaire qui fait des références assez bien faites (genre les Styx et je n’en dis pas plus HIHIHI) et,  même si au début j’ai eu un peu de mal à me lancer parce qu’il peut paraître un peu lent, honnêtement il faut passer outre parce que le reste est génial.


24 mars 2017

Le doute est présent - Young Elites


Première de couverture du roman young elites



Auteur : Marie Lu
Éditions : Castelmore


Adelina a survécu à l’épidémie qui a ravagé son pays.
D’autres enfants, comme elle, ont survécu, la maladie laissant sur leur corps d’étranges marques. Les cheveux d’Adelina sont passés de noir à argenté, ses cils sont devenus blancs et une cicatrice barre la moitié gauche de son visage. Son père voit en elle une malfetto, une abomination, une disgrâce pour son nom et sa famille, synonyme de malédiction. Mais la rumeur dit que les survivants ont gagné davantage que des cicatrices : ils auraient acquis de mystérieux super-pouvoirs. Et, bien que leur identité demeure secrète, ces survivants ont déjà un nom : les Elites.”






Comme Marie Lu est l’auteur de la saga Legend et que j’ai eu un coup de coeur pour celle-ci, je me suis dit que j’allais lui faire confiance jusqu’au bout et commencer une nouvelle saga de sa plume.
Et en fait… Bah je sais pas si j’ai aimé ou pas. Y’avait des choses pas mal mais y’avait beaucoup de trucs qui ne me plaisaient pas aussi. C’est la première fois que ça m’arrive, j’ai pas compris mais bon ! Je continuerai la série seulement si je trouve les autres livres en occasion correcte.


Du coup, pour vous parler un peu de la bête, on suit Adelina, une madame qui a des pouvoirs un peu étranges et qui essaye de survivre dans un monde où les gens comme elles sont considérés comme des monstres. Elle rencontre un groupe de gens comme elle et du coup elle décide de rester parmi eux malgré les péripéties qui vont suivre. L'histoire aurait pu être bien, vraiment, même si elle n'est pas hyper originale. J’ai beaucoup aimé l’univers, il est vraiment sympa, ça m’a un peu fait penser à une Renaissance italienne, on est plongé dans un monde travaillé et formidable.  Mais y’avait juste un truc qui m’a énervé et c’est ça qui a un peu pourri ma lecture nom de dieu… Le personnage principal, Adelina, était juste hyper méga chiante et ça, c'est carrément con pour un livre. J’avais envie de la baffer, de la secouer, de lui dire “ARRÊTE TES CONNERIES NOM DE DIEU”, c’était juste insupportable. Elle se plaint quasiment tout le temps et ça m'a légèrement gonflé… Vraiment, faites de votre personnage principal une fille qui râle tout le temps pour des raisons inconnus, sombres et obscurs et vous êtes parti pour faire vivre à vos lecteurs des moments chargés d'amour. Lolmdrmdldl
Cependant,  tous les personnages ne sont pas aussi chiants, y’en a même qui m’ont beaucoup plu, notamment Teren qui cache une histoire plutôt intrigante mais aussi Raffaele dont j'aime beaucoup la personnalité.  Mais c'est vrai que le caractère et la façon d’être d’Adelina m’a vraiment refroidi.


En plus de ça, tu sais pas pourquoi, mais y’a une romance qui se crée en mode “il fallait que je foute une romance dans ce livre, hop ninja”. Déjà, vous avez compris, moi et les romances ça fait 50. Mais, parfois, quand c’est pas trop chiant ça passe. En l'occurrence, là, c’était la MERDE. Elle arrive d’un coup, comme un bon vieux préjugé, “oh mon dieu c’est le premier mec que je croise, je l’aime” NON CA NE SE PASSE PAS COMME ÇA NOM DE DIEU. En plus, on a le droit aux bons vieux clichés des familles, c’est assez relou. Ca pue le cucul et la niaiserie. Et en plus,  à un moment ça se transforme en triangle amoureux, c'était le coup de trop. J'ai trouvé le truc un peu bâclé, et c'est bien dommage car l’auteur aurait pu éviter certains gros préjugés.


Cependant, ce qui m’a remis dans le droit chemin de la lecture, c’est la fin. Ca, je l’avoue, c’était quand même épic et ça m’a donné envie de continuer. Ce sont les fins comme ça qui donne envie de continuer,  beaucoup de choses se passent en quelques pages, et toi tu es là “oh mon dieu je comprends plus rien c'est génial “

Du coup,  je laisse cette série en suspens pour le moment,  jusqu'à trouver les autres tomes en occasion.  En réalité, j'ai pas grand chose à dire sur ce livre, en fait j'suis même un peu perdu (FIRST TIME OMG), d'habitude je sais tout de suite si j'ai aimé ou pas, mais là... C'est une première fois pour moi et J'AIME PO trop ça.

19 janv. 2017

La narratrice de la mort - La voleuse de livres





La voleuse de livres

Auteur : Markus Zusak
Editions : Pocket

“Leur heure venue, bien peu sont ceux qui peuvent échapper à la Mort. Et, parmi eux, plus rares encore, ceux qui réussissent à éveiller Sa curiosité. Liesel Meminger y est parvenue. Trois fois cette fillette a croisé la Mort et trois fois la Mort s'est arrêtée. Est - ce son destin d'orpheline dans l'Allemagne nazie qui lui a valu cet intérêt inhabituel ou bien sa force extraordinaire face aux événements ? A moins que ce ne soit son secret... Celui qui l'a aidée à survivre. Celui qui a même inspiré à la Mort ce si joli surnom : la Voleuse de livres…”







Aujourd’hui on va parler d’un livre assez particulier, pour lequel j’ai eu un coup de coeur (ALLEEEEZZZZZ l’année 2017 commence très très bien) mais qui est en même temps assez dur dans certains moments. Oui parce que vous savez, rien n'est facile dans la vie, il faut bien que quelque chose de mal se passe si... Bon, allez on y va !

Dans La voleuse de livres, on suit une petite fille du nom merveilleux de Liesel qui a une vie pour le moins… merdique, OUI VOILA JE L’AI DIT OULALA J’AI DIT UN VILAIN MOT
Pardon.
C’est le froid qui me rend fébrile.
Donc, on retrace une bonne partie de la vie de Liesel qui vit dans une famille qui l’a recueille suite à un accident de guerre (on peut dire ça comme ça). Vous allez me dire : 'ohalala c'est tout? c'est nul ta mer..." OUI ET BAH NON, l'histoire se déroule pendant la seconde guerre mondiale, en gros un cadre idyllique pour aller dans des camps de vacances (attention, ceci sera la seule blague d'humour noire de l'article, vous pouvez continuer tranquillement).

La première chose qui m’a marqué dans les premières pages, c’est l’originalité du narrateur. Et oui, ce n’est d’autre que… la Mort elle même, tellement classe et tellement BADASSSSS. Non en fait, c’est quelque chose de très appréciable, sa façon de communiquer et de penser est assez spécial, dans le sens où on perçoit ses émotions petit à petit. Elle utilise parfois l’humour noir (la classe) ce qui peut être assez drôle si on aime ça mais est en même temps lassée de son boulot qui, il faut le dire, à l’époque dans laquelle se déroule l’histoire, est en pleine expansion. C’est vraiment un bon point de l’avoir placé en tant que narrateur car elle a un point de vue omniscient, elle voit tout (la classe) et elle sait tout (la classe). Merci captain obvious.
Ce qui nous emmène au jeu chronologique que l’auteur crée, puisque la Mort sait tout et voit tout, le lecteur est parfois amené dans le passé pour connaître certains événements, une autre fois dans le futur et retourne ensuite dans le présent afin de continuer l’histoire. Cela peut être assez déroutant au début, mais au final c’est plutôt cool qu’elle nous balade dans ses souvenirs de façon hétérogène, le rythme n’en devient que plus dynamique et plus intéressant. De ce fait, la trame narrative est vraiment cool !
Les personnage sont très humains de part leurs réactions et leurs attitudes face à un désastre comme la guerre, on s’attache très vite à certains en particulier, surtout au personnage principal bien entendu. Elle a vécu tellement de choses qu’on a envie de la serrer dans ses bras et de lui faire des poutous. Plus sérieusement, on vit la guerre avec les personnages, c’est un bon moyen de se mettre à leur place, surtout que la Mort n’y va parfois pas de main morte dans ses descriptions, mais tant mieux hein, tant mieux, on est pas des fragiles ici. On est des hommes. On ne pleure pas.





Ce livre est une petite pépite d’émotions, malgré son côté froid, la Mort est très poétique (supposition d’Audrey : à force de tuer des gens, on commence à s’ennuyer et on s’essaye à différentes activités en parallèle telles que la couture, le tricot ou la poésie) et utilise des métaphores très jolies (oui parfois j’aime les trucs mignons aussi hein, je ne suis pas tout à fait bizarre) tout au long de son récit. En utilisant un langage assez lyrique, l’auteur ne nous cache tout de même pas le côté dur de son histoire : la guerre est vraie, la guerre est vivante et traumatisante pour tous.


Au niveau de la forme, l’auteur ponctue le texte de petite définitions ou d’autres “bonus” plutôt sympathiques qui ne cassent pas du tout le rythme de lecture au contraire. C’est plutôt sympa que les paragraphes soient coupés par de petites parenthèses, ça fait une petite pause, c’est mignon, j’approuve.
Le livre se lit plutôt rapidement car les chapitres sont plutôt courts, d’ailleurs à chaque nouvelle partie, on a un petit sommaire, c’est plutôt rigolo. On peut essayer de deviner ce qui va se passer d’après les titres, et si on est médium, bah on est tout de même un peu dégouté.

La fin du livre, parlons en de la fin du livre :



Vous aurez compris, la loi de Murphy a encore frappé.