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1 juil. 2017

Quand tu veux pas lire un livre normal - Illuminae T1


 Couverture du livre Illuminae




Auteurs : Amie Kaufman & Jay Kristoff
Edition : Casterman

Ce matin de 2575, lorsque Kady quitte Ezra, elle croit avoir vécu le pire moment de sa vie. L’après-midi, sa planète est attaquée par une entreprise interstellaire sans foi ni loi — BeiTech. Obligée de fuir, Kady embarque sur le vaisseau Hypatia, Ezra sur l’Alexander. Très vite, Kady soupçonne les autorités de leur cacher la vérité. Avec l’aide d’Ezra, elle pirate le réseau informatique de leur flotte, accédant ainsi à des données confidentielles qui mettent en cause leur propre état-major. Alors qu’ils sont toujours traqués par BeiTech, l’Intelligence Artificielle censée les protéger se met à agir d’une façon étrange…”











Vous avez lu le titre? Bien sûr que vous avez lu le titre (j’espère du moins sinon je vous frite), et là en voyant la pitite photo de cet objet vous vous dites “Hé wesh, la meuf elle nous ment c’est un livre normal et tout woa la meuf woaaaaaa on va lui casser la gueule”. En effet, le bestiau paraît tout à fait normal sous cet angle, mais QUE NENNI !

Cependant, avant de vous en dire plus, je tiens à faire un petit disclaimer, je vous vois clairement arriver avec le “Illuminae”NON CE N’EST PAS UN LIVRE ILLUMINATI, QUI PARLE D’ILLUMINATI, Y’A RIEN A VOIR ALORS BARREZ VOUS AVEC VOS HYPOTHESES. Voilà. Merci. Et hop, au passage, prout. Tiens. Bim.

Revenons à nos moutons si vous le voulez bien et de toute façon… Bah vous avez pas le choix en fait.
Ce livre n’est donc pas tout à fait un livre comme les autres, du moins il ne se lit pas comme un véritable roman.



Une des pages d'illuminae
En effet, il se présente sous la forme d’un dossier (d’où son titre, dossier Alexander truc), plus ou moins rédigé en fonction des parties. Donc là, je vous ai pris en photo des parties un peu plus imagées mais sachez qu’il y a quand même de la lecture hein, c’est pas que des images donc vous allez pas vous faire chier. La démarche en est rendu plus qu'intéressante, ça change vraiment de lire quelque chose de ce genre et c’est en parti pour ça que j’ai fait chier tout le monde pour l’avoir. Par contre, le seul bémol que j’ai pu trouver au niveau de cette mise en page, c’est que y’a beaucoup de pages qui servent à rien parfois. Evidemment, ça doit être un parti pris des auteurs d’avoir mis des pages très très vides où y’a rien mais bon, j’ai trouvé que ça servait pas à grand chose, si encore y’avait des trucs intéressants dessus, mais non, à part gâcher des arbres ça servait à rien.


Si vous avez lu le résumé, vous avez compris que c’est une histoire d’amour avant tout, parce que bon “quand Kady quitte Ezra” blablabla, ça pue l’amour à 5 km, et vous savez comme je kiffe les trucs comme ça. Alors en réalité, elle m’a pas si dérangé que ça puisque j’étais à fond dans l’histoire, une histoire de course poursuite entre vaisseaux, avec un virus et une IA un peu perchée, mais en y réfléchissant bien, l’histoire d’amour peut paraître un peu bateau (comme beaucoup d’histoires d’amour en fait) alors attention à vous âmes égarées qui êtes friands de trucs à l’eau de rose.
Une des pages d'illuminae
Pour le coup, l’histoire principale m’a beaucoup plu, d’habitude j’aime pas trop les trucs qui se passent dans l’espace, mais là c’est super bien passé. On a de l’humour, un peu de gore et des retournements de situation, c’est plutôt pas mal.
Cependant, je me pose une question depuis que j’ai fini ce livre… Ai-je aimé pour l’histoire? Ou simplement car la mise en page était plutôt cool? En fait, je pense même que si y'aurait pas eu cette démarche originale, j’aurais pas aimé. Mais c’est ce qui fait la force de ce livre, j’ai trouvé que ça rajoutait du dynamisme à la lecture, on se faisait pas chier, c’était vraiment bien tourné, on avait un regard omniscient grâce aux différentes parties du dossier. On savait tout de tout le monde (enfin presque gnarkgnark).

Cependant, j’ai trouvé que certaines scènes étaient quand même un peu exagérés, dans le sens où, tu vas peut être mourir dans 5 minutes, tu vas pas commencer à sortir des blagues de merdes ou autre chose. Ca rendait le truc un peu moins réaliste, c’était dommage. A part ça, les personnages sont bien construits, ils sont rendus vivants par leurs émotions et leurs réactions, même si y’en a ils sont quand même un peu cheatés on va pas se le cacher.

Malgré quelques défauts, ce livre est plutôt agréable à lire, alors lancez vous, son prix n’est vraiment pas abusif en comparaison de son contenu (18€ je crois, le prix d’un gros livre normal). Vous dire plus sur ce livre, ça serait vous spoiler, alors je m'arrête là, vous aurez compris l'idée dominante : on ne lit pas ce livre pour l'histoire, mais pour sa démarche de mise en page.




19 janv. 2017

La narratrice de la mort - La voleuse de livres





La voleuse de livres

Auteur : Markus Zusak
Editions : Pocket

“Leur heure venue, bien peu sont ceux qui peuvent échapper à la Mort. Et, parmi eux, plus rares encore, ceux qui réussissent à éveiller Sa curiosité. Liesel Meminger y est parvenue. Trois fois cette fillette a croisé la Mort et trois fois la Mort s'est arrêtée. Est - ce son destin d'orpheline dans l'Allemagne nazie qui lui a valu cet intérêt inhabituel ou bien sa force extraordinaire face aux événements ? A moins que ce ne soit son secret... Celui qui l'a aidée à survivre. Celui qui a même inspiré à la Mort ce si joli surnom : la Voleuse de livres…”







Aujourd’hui on va parler d’un livre assez particulier, pour lequel j’ai eu un coup de coeur (ALLEEEEZZZZZ l’année 2017 commence très très bien) mais qui est en même temps assez dur dans certains moments. Oui parce que vous savez, rien n'est facile dans la vie, il faut bien que quelque chose de mal se passe si... Bon, allez on y va !

Dans La voleuse de livres, on suit une petite fille du nom merveilleux de Liesel qui a une vie pour le moins… merdique, OUI VOILA JE L’AI DIT OULALA J’AI DIT UN VILAIN MOT
Pardon.
C’est le froid qui me rend fébrile.
Donc, on retrace une bonne partie de la vie de Liesel qui vit dans une famille qui l’a recueille suite à un accident de guerre (on peut dire ça comme ça). Vous allez me dire : 'ohalala c'est tout? c'est nul ta mer..." OUI ET BAH NON, l'histoire se déroule pendant la seconde guerre mondiale, en gros un cadre idyllique pour aller dans des camps de vacances (attention, ceci sera la seule blague d'humour noire de l'article, vous pouvez continuer tranquillement).

La première chose qui m’a marqué dans les premières pages, c’est l’originalité du narrateur. Et oui, ce n’est d’autre que… la Mort elle même, tellement classe et tellement BADASSSSS. Non en fait, c’est quelque chose de très appréciable, sa façon de communiquer et de penser est assez spécial, dans le sens où on perçoit ses émotions petit à petit. Elle utilise parfois l’humour noir (la classe) ce qui peut être assez drôle si on aime ça mais est en même temps lassée de son boulot qui, il faut le dire, à l’époque dans laquelle se déroule l’histoire, est en pleine expansion. C’est vraiment un bon point de l’avoir placé en tant que narrateur car elle a un point de vue omniscient, elle voit tout (la classe) et elle sait tout (la classe). Merci captain obvious.
Ce qui nous emmène au jeu chronologique que l’auteur crée, puisque la Mort sait tout et voit tout, le lecteur est parfois amené dans le passé pour connaître certains événements, une autre fois dans le futur et retourne ensuite dans le présent afin de continuer l’histoire. Cela peut être assez déroutant au début, mais au final c’est plutôt cool qu’elle nous balade dans ses souvenirs de façon hétérogène, le rythme n’en devient que plus dynamique et plus intéressant. De ce fait, la trame narrative est vraiment cool !
Les personnage sont très humains de part leurs réactions et leurs attitudes face à un désastre comme la guerre, on s’attache très vite à certains en particulier, surtout au personnage principal bien entendu. Elle a vécu tellement de choses qu’on a envie de la serrer dans ses bras et de lui faire des poutous. Plus sérieusement, on vit la guerre avec les personnages, c’est un bon moyen de se mettre à leur place, surtout que la Mort n’y va parfois pas de main morte dans ses descriptions, mais tant mieux hein, tant mieux, on est pas des fragiles ici. On est des hommes. On ne pleure pas.





Ce livre est une petite pépite d’émotions, malgré son côté froid, la Mort est très poétique (supposition d’Audrey : à force de tuer des gens, on commence à s’ennuyer et on s’essaye à différentes activités en parallèle telles que la couture, le tricot ou la poésie) et utilise des métaphores très jolies (oui parfois j’aime les trucs mignons aussi hein, je ne suis pas tout à fait bizarre) tout au long de son récit. En utilisant un langage assez lyrique, l’auteur ne nous cache tout de même pas le côté dur de son histoire : la guerre est vraie, la guerre est vivante et traumatisante pour tous.


Au niveau de la forme, l’auteur ponctue le texte de petite définitions ou d’autres “bonus” plutôt sympathiques qui ne cassent pas du tout le rythme de lecture au contraire. C’est plutôt sympa que les paragraphes soient coupés par de petites parenthèses, ça fait une petite pause, c’est mignon, j’approuve.
Le livre se lit plutôt rapidement car les chapitres sont plutôt courts, d’ailleurs à chaque nouvelle partie, on a un petit sommaire, c’est plutôt rigolo. On peut essayer de deviner ce qui va se passer d’après les titres, et si on est médium, bah on est tout de même un peu dégouté.

La fin du livre, parlons en de la fin du livre :



Vous aurez compris, la loi de Murphy a encore frappé.

8 déc. 2016

The midnight library T2-T3-T6

Couverture de The midnight library Bouche cousueCouverture de The midnight library L'ultime partieCouverture de The midnight library Du sang sur le sable

Auteur : Nick Shadow
Editions : Nathan

C’est en début décembre (ouiiiii je saiiiiis) que je viens vous parler d’une série de livre qui fait peur. Enfin, qui fait peur, qui est censée faire peur. Bon d’accord, c’est une série pour les enfants, ce n’est pas censé les traumatiser mais quand même… Faut leur faire peur un minimum s’ils veulent flipper, bon Dieu !

D’après LivrAddict, cette série compte 12 tomes de trois petites histoires chacuns et, pour ma part, j’ai lu le tome 2 (Du sang sur le sable), le tome 3 (L'ultime partie) et le tome 6 (Bouche cousue). Ce sont des histoires indépendantes, du coup on peut lire n’importe quel tome sans être dans l’obligation de les suivre, et ça c'est plutôt cool.

Première remarque : dans le tome 2 et dans le tome 6, les histoires mises en avant sur la première de couverture (Bouche cousue, Du sang sur le sable, vous aurez compris…) sont plus courtes que les deux autres histoires qui suivent, et ça, j’ai pas trop compris (ça commence mal quand je comprends pas)... Pourquoi mettre en avant les histoires les plus courtes (et en plus les moins intéressantes je trouve)? WALLAH PAS COMPRIS.
Couverture du livre Chair de Poule Terreur sous l'évierComme je l’ai dit plus haut, ça faisait pas vraiment peur. Ce livre s’adresse à un public jeune j’en ai conscience, je ne suis pas une psychopathe, néanmoins (allez hop un mot bizarre placé) j’ai essayé de me mettre à la place d’un enfant en me demandant de quoi j’aurai eu peur dedans et … j’ai cherché mais j’ai pas trouvé grand chose. Y'avait pas vraiment de suspens, ni de stress. Clairement, les chair de poule (vous aussi vous avez été traumatisé par l’histoire avec l’éponge qui a des dents?) sont plus efficaces pour cela que cette série. Surtout que je trouvais que dans certaines histoires, on voyait le truc arriver à 50 km, on le voyait venir tellement bien qu’on pouvait l'accueillir à coup de boule. Dommage.
De plus, à certains moment la description était parfaitement inutile, le personnage qu’on suivait racontait un peu sa vie par moment, et ça n’avait aucun rapport avec l’histoire. C’est comme si vous parliez de chat avec un ami à vous et qu’il vous dise tout d’un coup “wallah et tu sais moi un jour j’ai fait caca dans une crêpe et je l’ai donné à mon cousin” : vous n’aurez pas vu le rapport avec les chats mais vous saurez que votre ami est bizarre et qu’il a le goût de la merde.


J’ai l’impression que je crache sur ce livre mais il a aussi de bons côtés. Pas beaucoup mais quand même. Par exemple, la plume est assez simple à comprendre pour un enfant (ou alors il est franchement bête, DÉSOLÉE MAIS FAUT LE DIRE HEIN). En plus de ça, c’est écrit gros et les livres sont courts, chose idéale pour débuter l'activité lecture chez un enfant.
Les histoires abordées sont par contre très originales et c'est ce que j'ai le plus apprécié : vous vous attendiez aux histoires d’horreurs banales avec des pauvres vampires ou des inoffensifs loups garous? Et bah non, les thèmes sont plutôt pas mal, ça parle de jeux vidéos, de démons, et de trucs bizarres, des trucs auxquelles vous n’aurez même pas pensé, et ça, ça sort du lot.


Autrement dit, c’est un livre plutôt pas mal pour les enfants, qui les occupera pendant un court moment (mais qui les occupera quand même) mais, si votre enfant est un futur psychopathe et que son but c’est de chercher de l’horreur, du sang et des viscères, il va un peu rester sur sa faim. Faites lui plutôt regarder un film tout mignon comme le silence des agneaux ou The Human Centiped, il appréciera.



Le gentil monsieur de Shining