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13 janv. 2017

L'anime du "bobo le coeur" - Kiznaiver

Alors celui-là il est un peu spécial (pas tant que ça en fait) mais il n’était pas mauvais pour autant. Il est plutôt récent et je trouve ça dommage qu’on n’ait pas plus entendu parlé de lui, tri doumage. Du coup je me permets de vous le présenter, même si vous ne me le permettez pas.
Kiznaiver
"Dans la ville de Sugomori vit Katsuhira Akata, un lycéen qui vient d'apprendre qu'il a été sélectionné pour le programme Kizuna qui permet, à ceux qui y sont connectés, de partager et répartir leurs blessures et douleurs entre eux. Si ce programme a pour but de d'instaurer la paix dans le monde, il est malheureusement encore incomplet. Mais contrairement aux autres, Katsuhira possède une personnalité plutôt plate et ne ressent pas les émotions de la même façon…" - Nautiljon Animée par les studios Trigger, Kiznaiver est publié sur les plateformes de Wakanim pendant la saison de printemps 2016. On nous offre ici des “supers pouvoirs” mélangé à de l’action et de la science-fiction dans un concentré de 12 épisodes qui forment bien l’intégralité de la série animée.  

    Le synopsis paraît un peu flou, j’aurais dû en faire un moi-même tellement je suis fort. Laissez moi vous éclairez mes élèves.
    Comme il est dit, un groupe d’adolescents se connaissant juste de vu pour certain (parce qu’ils sont dans la même école) se retrouvent liés entre eux par un lien de DOULEEEEEEEEUR. C’est BEAU dit comme ça. Ce qui n’est pas précisé, c’est que ces adolescents représentent ce petit truck qu’on connaît tous, les 7 pêchés capitaux. La gourmandise, la luxure, la colère… voilà t’as compris. Les nanatasu no taizai. Après cette histoire d’instaurer la paix dans le monde, BON on ne va pas se la cacher, PROUT, on n’y prête pas vraiment attention.

Kiznaiver personnages

C’est beau, c’est bien animé, c’est mignon, salade tomate oignon supplément fromage frère ? Et sauce samourai algérienne s’il te plaît. Oui bon voilà, je peux juste rajouter que Kiznaiver a son style assez coloré de dessins qui n’est pas du tout désagréable mais à part ça je risque de me répéter. Après tout, parmi les animes récents très peu ont une qualité graphique dégueulasse, les seuls à remettre à question sont les pseudo 3D (le CG) qu’on commence de plus en plus à voir. Passons directement aux personnages quoi. Ah attendez… aux personnages ET à l’histoire, YA QUOI MAINTENANT.

    Donc comme vous l’aurez compris, parce-que c’est la troisième fois que vous le lisez, on va suivre un groupe d’adolescents lié bla bla blou. A l’exception de deux trois personnages, aucun ne se connaissait vraiment et ils apprendront donc à faire connaissance par le biais d’épreuves qui ont été mis en place par le programme Kizuna. Mais le problème c’est qu’ils ne veulent pas s’entraider, et l’autre problème c’est que quand l’un a bobo la tête, tout le monde bobo la tête. La magie. Du coup ça force nos petits personnages à jouer ensemble et là débute une nouvelle histoire d’amitié qui, ma foi, n’est pas piqué des hannetons. Je dis ça parce-que, cette histoire de paix dans le monde WESH C’EST QUOI CA, allé poubelle le peace and love, ce qui est intéressant c’est ce qui se passe entre eux, là tu vois on rentre dans quelque chose. Mais quand quoi ? mdr...

    Du coup, les personnages, je vais parler rapidement de celui qui a son cadre en blanc parce-que c’est soi-disant le principal. Donc monsieur cheveux blancs c’est lui, Katsuhira Akata et son pouvoir à lui, c’est qu’il ne ressent pas la douleur. Non en fait ce n’est pas un pouvoir mais il est comme ça voilà ne me demande pas pourquoi, et son amie c’est celle dans le cadre rose, on va l’appeler cheveux roses. Et comme il est un peu particulier, c’est ce qui va justifier son rôle de personnage principal.
    Ce qui est vraiment bien dans cet anime, c’est que parmi nos 7 personnages aucun ne se ressemble ET pour cause, le choix des 7 péchés capitaux. Eh oui, par exemple, le personnage représentant la colère se démarquera des autres par ses pulsions largement plus forte que les autres, celui qui représente la paresse, vous m’avez compris et ainsi de suite. Du coup, ça nous donne vraiment 7 personnages à suivre complètement différents et c’est ce qui rendra leur liaison d’autant plus compliquée et intéressante.
    Autre gros point fort, ils sont tous très bien interprété, mais vraiment, inch’bouddha c’est vrai. En plus, dans un premier temps, ils nous font rire et j’en suis le premier surpris, Kiznaiver qui pourtant n’a pas un scénario marrant m’a fait bien rire mais bien sûr, coup classique, tu rigoles mais après… mais après VOILÀ QUOI. Si je dois résumer l’anime sur les différentes situations ça serait comme ça : c’est drôle => ah là ça devient sérieux => oh OH OOOOOOOH. Je dois quand même préciser quelque chose.


Kiznaiver Nico Ce personnage, Nico, très gamine très enfant et ça tu le sens dès sa première seconde d’apparition. Je m’attendais très clairement à qu’elle me fasse chier tout le long de l’anime jusqu’à vouloir souhaiter sa mort, et dans un anime quelconque, quand tu croises le regard d’un personnage comme ça tu sens la merde arriver, tu sens que le personnage a été créé pour se faire détester (d’un point de vu moyen européen bien sûr). EH BAH PUTAIN, Trigger BRAVO. Nico est juste le MEILLEUR personnage de Kiznaiver de mon point de vue, et je dirais même l’un des meilleurs personnages que j’ai pu rencontrer TOUT anime confondu. Tout chez elle a été incroyablement bien mis en scène et un grand bravo à Misaki Kuno qui est celle qui lui a prêté sa voix, ce personnage est une réussite intergalactique. Tous les autres personnages ont été très bien réussi aussi mais Nico gagne 110000 points d’avance sur eux juste parce-que c’est Nico, vous comprendrez si vous regardez. Ce n’est clairement pas le personnage principal mais son évolution au cours de l’histoire est l'une des plus compliquée à vivre. Je dirais qu’en règle général Kiznaiver nous a offert un pannel de personnages supers intéressants et juste pour ça il mérite d’être regarder. Nico I choose you.

Et niveau scénario ça donne quoi, parce-que je vois mal ce que ça peut donner avec ça.

Je pensais comme ça aussi, d’ailleurs à sa sortie je n’y ai pas prêté attention GROSSE ERREUR DE MA PART, je remercie un ami qui m’a dit “gros regarde le la putain de ma maman t’veux j’te baise ou quoi” j’ai dit “ok”  et au final MERCI A TOI l’ami, sinon je n’aurais jamais connu Nico, euuh Kiznaiver pardon.
    Comme je l’ai dit plus haut, l’anime est amusant dans un premier temps puis s’attaque à tes sentiments mais pas d’une manière classique. Si vous voulez, je ne me rappelle pas avoir voulu verser une seule larme peu importe la situation, mais est-ce nécessaire qu’un anime te fasse ressentir l’envie de le faire pour qu’il soit “triste” ? Kiznaiver est l’exemple même du contraire. Il m’a fait mal, il m’a fait mal comme si quelqu’un faisait mal à un ami proche et que je ne pouvais rien n’y faire. En fait cet anime s’est baladé au fond de moi, a trouvé le coin où j’avais stocké toute l’affection que j’avais pour ses personnages et a mis des coups de ieps dedans en mode ninja, et ça m’a… tellement fait de la peine pour eux. OK traitez moi de fragile de toute façon JL’ASSUME YA QUOI, coup d’tête balayette.
    Pour revenir sur le scénario, on suit simplement la suite des épreuves qui ont été conçues et pensées pour faire avancer tout ce beau bordel de manière naturelle, rien de spécial mis à part les épreuves qui sont un poil tordues  mais sinon ça va. Imotep. Cependant, ces épreuves mélangés aux comportements et aux histoires de chaque personnage rend la chose plus… passionnante, ouais c’est le mot. En tout cas c’était bien réfléchi.





Kiznaiver, très très bonne découverte et très très bon scénario. Au final, le programme Kizuna a été conçu pour que nos sept personnages, qui sont très bien réussis je répète, ressentent une douleur partagée, cependant après réflexion, le programme n’a-t-il pas été conçu pour 8 personnes, et ce 8ème personne serait... toi, moi, nous ? Pourquoi ne pas essayer le programme Kizuna à ton tour. A plus dans le bus.

17 nov. 2016

Red Rising



Couverture de Red Rising



Auteur : Pierce Brown
Editions : Hachette
Pages : 480
Genre : Science-fiction / jeunesse

“« J’aurais pu vivre en paix. Mes ennemis m’ont jeté dans la guerre. »

Darrow n’est pas un héros. Tout ce qu’il souhaite, c’est vivre heureux avec l’amour de sa vie. Mais les Ors, les dirigeants de la Société, en ont décidé autrement. Ils lui ont tout enlevé : sa raison de vivre, ses certitudes, jusqu’à son reflet dans le miroir.
Darrow n’a plus d’autre choix que de devenir comme ceux qui l’écrasent. Pour mieux les détruire. Il va être accepté au légendaire Institut, y être formé avec l’élite des Ors, dans un terrain d’entraînement grandeur nature.
Sauf que même ce paradis est un champ de bataille. Un champ de bataille où règnent deux règles : tuer ou être tué, dominer ou être dominé.”





Ce synopsis les gars… ça donne pas trop envie ? Et bah moi j'ai craqué,  j'ai longtemps hésité car j'en avais un peu ras la casquette des espèces de jeux où on doit tuer tout le monde pour gagner dans les romans : les histoires étaient semblables, on pouvait facilement deviner la suite... Mais bon, un jour où je me promenais en librairie (à peu près tous les jours en fait), je suis tombé sur une édition limitée à 7,95€ du bouquin. Voilà. Je suis faible.
Et punaise, je ne regrette pas. J’ai enfin trouvé mon coup de coeur de 2016 (oui il serai temps, en novembre c’est bien) ! ça fait longtemps que je n’ai pas été à fond dans un bouquin, tellement à fond que je ne pouvais plus m’en détacher, en fait je l’ai lu quasiment d’une traite.


L’univers est une petite merveille et se suffit à lui même. On  plonge dans la vie de Darrow, la vie sur la planète Mars, qui, à première vue, n’a pas l’air très amicale. En clair, passer ses vacances là bas, c’est pas une bonne idée. Ou alors on a envie que ses vacances ressemblent à Koh Lanta version hardcore.  L’auteur nous apporte des descriptions du point de vue de notre héros à la fois précises mais pas étouffantes, et ça c’est un bon point, on ne nous oblige pas à tout avaler d’un coup au risque de faire une indigestion. On a même le droit à des petites anecdotes toutes mignonnes (je rigole rien n’est mignon dans ce livre), ce qui rend le récit plus vivant et tellement plus agréable qu’une banale description. La base du fonctionnement de l'histoire c’est le système de castes qui y règne afin de “trier” les différentes personnes qui vivent sur la planète Mars et que je trouve tout particulièrement intéressant. Parce que malgré cela, chaque caste a ses défauts et ses qualités, personne n’est donc parfait et c’est appréciable.

Dès les premières pages, on est directement plongé dans le bain, on sait à quoi s’attendre et comme je l’ai dit juste avant, si vous cherchez quelque chose de mignon et doux bah… c’est pas la lecture qu’il vous faut. La plume est assez violente et crue, on ne mâche pas les mots et on ne fait pas vraiment de métaphores poétiques pour annoncer une mort ou un autre truc gore. Clairement, c’est ce que j’ai le plus apprécié dans ce livre (non pas que je sois une psychopathe et que je me délecte de descriptions hardcores tout en suçant les larmes d’un petit enfant que j'aurai préalablement torturé en mettant des raisins secs dans un gâteau) parce que rien ne nous est caché, tout nous est donné cartes sur table. Et ça suffit pour rendre l’histoire tellement plus vivante et intéressante, pour nous donner un aperçu du quotidien des personnages, ce qu'ils doivent subir.
Du coup, on s’attache rapidement à quelques personnages, notamment Darrow pour ma part et c'est bien une première fois que je réussis à m'attacher au personnage principal. Il est à la fois fort, charismatique, intelligent, mais tellement humain. Ce que j’ai vraiment aimé, c’est qu’il se posent des questions sur le pourquoi du comment, qu’il ressent des émotions très fortes et vraies mais qu’il sait qu’il n’a pas l’occasion d’avoir le choix, car dans ce livre, le fait d’hésiter vous assure une mort lente et douloureuse. On se retrouve donc avec un héros qui n’est absolument pas parfait (malgré son fort taux de réussite dans ses objectifs qui s'explique dans l'histoire) et bordel, qu’est ce que ça change des héros habituels. On a enfin à faire à un personnage qui possède une âme, dans le sens où on a tout un raisonnement logique derrière ses gestes. Mais il n’est cependant pas le seul à être intéressant, un bon nombre de personnages le sont. D’ailleurs je trouve que les réactions entre eux sont tellement vivantes et réelles, de part le dialogue qui est super naturel mais aussi certaines actions totalement humaines.


Vous avez compris, j'ai adoré ce livre et je vais attendre que la suite sorte dans la même édition que le premier pour connaître le reste, parce que j'avoue que la fin m'a un peu frustré,  ça devrait être interdit le suspens de toute façon. Ma chronique peut sembler tellement courte, mais j'avais peur de tout vous dire (surtout de trop en dire) et je sais que le spoil c'est mal.

Meme de François Hollande

Alors prenez vous une bonne après-midi pour vous plonger dans ce petit bijou de lecture, coupez votre téléphone, enfermez votre conjoint dans les toilettes , car croyez moi,  vous allez difficilement arrêter.